Usage de l'eau : Industrie
L'industrie
Une implantation industrielle concentrée sur quelques pôles avec des activités spécifiques. S’y ajoute une industrie agro-alimentaire valorisant les productions agricoles du bassin et disséminée sur le territoire. Les prélèvements qui s’élèvent à 61,5 millions de m3 en 2013 proviennent pour l’essentiel des rivières (74% des prélèvements), principalement des Gaves de Pau et d’Oloron. L’industrie chimique a elle seule concentre plus de la moitié des prélèvements.
Autres industries manufacturières
Extraction matériaux
Chimie
Machines - Equipements
Industries agro-alimentaires
Métallurgie
Produits minéraux non métalliques
Bois - Papier
Divers
- 1. Agglomération bayonaise
- 2. Secteur Tartas-Rion-Lesgor
- 3. Agglomération paloise
- 4. Bassin de Lacq
- 5. Agglomération tarbaise
- 6. Bassin Arudy-Oloron
Usage hydroélectrique
Avec une puissance installée de plus de 1,2 million de KW, l’hydroélectricité constitue une activité importante dans le bassin de l’Adour. Les producteurs principaux sont :
- EDF, qui dispose de 68% de la puissance installée avec 36 usines,
- La SHEM (groupe Suez) dispose de 23% de la puissance installée avec 15 usines,
- 73 producteurs autonomes, enfin, disposent de 9% de la puissance installée.
Des contraintes
Les dérivations
Elles concernent près de 300 km de cours d’eau, principalement dans les hauts bassins pyrénéens, plus ponctuellement sur le gave de Pau et la Nive. Elles doivent respecter un débit réservé, généralement fixé au 1/10 du débit moyen annuel, parfois 1/40 pour les installations anciennes. Elles sont souvent préjudiciables à la vie aquatique et à la capacité d’autoépuration et en concurrence avec les autres préleveurs (agricoles) ou utilisateurs (activités nautiques).
Les éclusées
Elles affectent le gave d’Ossau à l’amont de Castet (la retenue de Castet a pour rôle de compenser l’effet des éclusées), et le gave de Pau jusqu’à la plaine de Nay. Elles perturbent le régime hydraulique et constituent un danger pour la population, provoquent une importante dérive des invertébrés benthiques et fragilisent les frayères, provoquant des assecs temporaires et des courants soudains.
Les seuils et barrages de dérivation
Ils bloquent le transport solide et la dynamique fluviale, constituent une entrave à la circulation des poissons migrateurs, malgré la mise en place d’installations de franchissement.
Les zones d’activité
On peut distinguer 2 zones : bassins montagnards et rivières de plaine.
Les bassins montagnards sont dotés d’un aménagement hydroélectrique complexe optimisant la ressource hydraulique, par le captage de nombreuses sources ou torrents, le stockage en lacs et l’exploitation des dénivelés (conduites forcées) ; les aménagements sont du ressort d’EDF (gave de Pau et d’Aspe) ou de la SHEM (gaves d’Aspe-Ossau). Le bassin amont du gave de Pau concentre près de 60% du potentiel installé du bassin ; la ressource collectée dépasse les limites du bassin-versant, puisque les captages des lacs de Cap de Long, Aumar et Aubert (bassin des Nestes) sont transférés dans le système du gave de Pau (usine de Pragnères). Les dérivations concernent l’ensemble du haut bassin jusqu’à Soulom, soit 100 km de cours d’eau. Le gave d’Ossau jusqu’à Castet est équipé par la SHEM (242 000 kW installés), avec l’aménagement de la ressource sur les trois têtes de bassin, le stockage dans les lacs d’Artouste, de Fabrèges et de Bious, Les dérivations affectent l’amont du bassin jusqu’à Geteu, soit 75 km de rivières. L’Adour, moins bien alimenté, est peu équipé
Les rivières de plaine sont équipées d’installations au fil de l’eau, parfois alimentées par dérivation. Elles sont exploitées en grande partie par des producteurs autonomes. Le dénivelé plus faible est souvent compensé par des débits plus importants et réguliers. C’est encore le gave de Pau le plus équipé, ainsi que le gave d’Oloron et la Nive.
(Puissance maximum installée en kW)
0 - 10 000
10 000 - 90 000
90 000 - 190 000
Éclusée
Fil de l'eau
Lac
Tronçon court-circuité